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Kouchyar Shahroudi et Alain Rizoul
Flûte, guitare

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Programme
1) Ravi Shankar : L’aube enchantée
L’Aube enchantée
Né en Inde, Ravi Shankar (1920-2012) débute sa carrière comme musicien et danseur, puis devient un virtuose du sitâr, l’instrument classique indien. La vogue croissante des arts orientaux en Occident dans les années soixante en fait une vedette et ses concerts sont accueillis avec ferveur.
Composé pour le flûtiste Jean-Pierre Rampal, le duo l’Aube enchantée est écrit à partir d’un râga. Le râga, en Inde, est un mode musical, une échelle de notes. Chaque râga, par son caractère ou son ornementation, est associé à un état d’âme, ou à une saison, à une heure précise du jour ou de la nuit, ou à un endroit déterminé. Dans cette pièce il s’agit du râga todi, ou râga du matin. Si Ravi Shankar écrit ici ce râga pour permettre à des musiciens occidentaux de le jouer, cette musique, en Inde, est bien sûr improvisée. Les caractéristiques du râga sont exposées dès le début de l’exécution par l’instrument soliste - ici la flûte - dans une sorte de prélude lent, accompagné par le Tânpurâ (instrument proche du sitâr) - ici la guitare- qui fait constamment entendre la tonique. Puis l’improvisation peut commencer, d’abord dans un tempo modéré, puis en accélérant progressivement. L’imagination et la virtuosité de l’instrumentiste se donnent libre cours au fil des variations. En Inde, les improvisations peuvent durer pendant des heures.2) Johann Friedrich Burgmüller : Trois nocturnes
Trois nocturnes
Johann Friedrich Franz Burgmüller est un compositeur allemand né à Ratisbonne en 1806 et mort en 1874. Il s'installe à Paris et compose beaucoup de musiques de ballets, ainsi que des pièces de salon dans un style léger, pour répondre au goût des mélomanes de son temps.3) Heitor Villa-Lobos Préludes et études
Préludes et études
On ne présente plus Villa-Lobos (1887-1959). Compositeur prolifique, d’une vitalité débordante, il a donné à la guitare des œuvres essentielles, tant par leur beauté musicale que par leur contribution au développement technique de cet instrument. Les études, composées entre 1924 et 1928, d’une grande virtuosité, sont une synthèse originale de la musique populaire brésilienne comme le chôro, la modinha… et la musique européenne de Debussy, Ravel, Bartok...
Avec les préludes écrits en 1940, Villa-Lobos retrouve un style néo-classique, avec toute la joie, la tendresse et la mélancolique « saudade » des brésiliens4) Astor Piazzolla : Histoire du tango
Histoire du tango
Astor Piazzolla est né le 11 mars 1921 à Mar del Plata (Argentine). Il vit de 1924 à 1937 à New York avec ses parents. Il commence à étudier le bandonéon en 1930, puis le piano avec Bela Wilda, élève de Rachmaninov. De retour en Argentine, il étudie la composition avec Alberto Ginastera et intègre l'orchestre d'Anibal Troilo. En 1952, il obtient une bourse pour étudier en France avec Nadia Boulanger qui l'encourage à créer sa propre musique. De retour, il crée deux groupes, l'Octeto Buenos Aires et l'Orchestre à cordes, avec lesquels il révolutionne toute la musique de Buenos Aires, s'attirant des critiques acerbes. Boycotté par les médias pour son « tango nuevo », il part travailler comme arrangeur à New York en 1958. A son retour, il crée son quintette, convaincu que le tango est une musique à écouter et non à danser. Malgré les critiques qu'il subit dans son propre pays, Piazzolla triomphe à l'extérieur. En 1971, il fonde son Noneto avec lequel il conquiert le monde. Il écrit des musiques de films et compose énormément.
De santé fragile, très nerveux, dès 1974 il a des problèmes de santé. Une thrombose cérébrale l'alitera de 1990 jusqu'à sa mort le 4 juillet 1992 à Buenos Aires.
Histoire du tango, composée en 1986, est une œuvre construite en 4 tableaux : Bordel 1900, Café 1930, Night-club 1960 et Concert d’aujourd’hui. Quatre temps forts de l’évolution du tango selon Piazzolla.
La naissance du tango remonterait aux années 1870. Né dans les quartiers pauvres de Buenos Aires, le tango des origines est purement instrumental (guitare, violon, flûte) et se danse dans le port de Buenos-Aires et dans les maisons closes par des gens sans ressource, pour la plupart issus de l’immigration. A l’orée du XXème siècle le tango tend à se codifier, le bandonéon fait son apparition et devient l’instrument du tango par excellence tandis que la bourgeoisie lui accorde plus d’attention. Le tango-cançion (ou tango-chanson) devient populaire avec Carlos Gardel qui immortalise des centaines de chansons. Dans les années 50 la musique de tango devient peu à peu plus complexe et se détache de la danse pour devenir un genre musical à part entière. Les années 1960-1970 voient encore le tango se transformer. Astor Piazzolla associe le tango au jazz et au classique. « Il était nécessaire de libérer le tango de la monotonie harmonique, mélodique, rythmique et esthétique qui l’engonçait » (Astor Piazzolla) : le Tango Nuevo était né ! Aujourd’hui, le tango se porte très bien : il est reconnu depuis 2003 comme un héritage culturel mondial par l’Unesco et le 11 décembre (jour anniversaire de Carlos Gardel) a été institué journée nationale du tango en Argentine.5) Kouchyar Shahroudi : Le souffle persan
Le souffle persan
Un des instruments les plus anciens, pour ne pas dire le premier, que l’homme ait découvert est bien la flûte. Le vent a soufflé dans les champs de bambou et la nature a fait don à l’homme de l’instrument le plus proche qui soit de l’un comme de l’autre, le NEY, qui signifie roseau ou bambou ou tout simplement la flûte iranienne. La flûte existe partout dans le monde sous différentes formes mais elle suit les mêmes lois physiques. Il faut chercher l’origine du nom de la flûte : en persan le mot (FUT) veut dire souffler, (le souffle en persan). Le mot a subi des transformations et fait naître un instrument nommé « flûte » qui se joue avec le souffle (fut). Une flûte ce n’est qu’une continuité du souffle...
Le souffle persan » n’est qu’un clin d’œil à la flûte persane qui est bien le ney. Cohabitation d’une musique modale avec un instrument à l’état primitif et d’une musique tempérée avec des instruments extrêmement développés. De là naît une œuvre multi culturelle, s’appuyant sur un langage occidental, étant toutefois à la recherche de l’équilibre d’une écriture fondée sur l’oralité et suivant les principes des radifs (cadre mélodique à ne pas confondre avec les notions de mode) et de l’improvisation. -
CV
Kouchyar Shahroudi, Flûtiste
Après de brillantes études au Conservatoire de Téhéran, Kouchyar Shahroudi s’est rendu en Europe pour parfaire sa formation avec Christian Lardé à l'Ecole Normale de Musique de Paris (récompensé par le Diplôme Supérieur de Concertiste à l'unanimité), ainsi qu'avec Raymond Guiot et Robert Hériché ; il travaille aussi à la Hochschule de Essen en Allemagne dans la classe de Matthias Rütters où il obtient son Konzertexamen (le Diplôme de concertiste) avec la plus haute distinction du jury. Éclectique, il embrasse tous les répertoires de la musique occidentale, sans oublier la musique persane dont il joue le Ney et les flûtes du monde telle que le Chvi (flûte arménienne), il joue également sur des instruments d'époque antérieure au 20esiècle.
Curieux des évolutions de la musique de notre temps sous toutes ses formes d'expression, d'influence ethnique, de musique improvisée ainsi que de la musique contemporaine, il a travaillé auprès de Pierre Boulez, Luigi Nono, Elliott Carter, Philippe Hurel, Alain Louvier, Anthony Girard, Charles Chaynes, Alain Féron, Ginette Keller,Alireza Mashayekhi... Plusieurs oeuvresont été écrites à son intention et créées par lui.
Il a également participé à plusieurs émissions en direct et en rediffusion sur France Musique et Radio Classique... a joué dans plusieurs concerts et festivals en Amérique et en Europe comme la Belgique, le Luxembourg, l'Italie, l'Angleterre l'Autriche, le Liechtenstein, l'Espagne, l'Allemagne...
Aujourd’hui, il se consacre à son métier de pédagogue au conservatoire Arthur Honegger du Havre en tant que professeur, de musicien à l’Orchestre de l’Opéra de Rouen ; il est membre de l’ensemble « Miroirs A Piacere" et professeur au stage international de flûte de Sterzing (Sud-Tyrol en Italie).
Musicien de formation classique, Kouchyar Shahroudi ne peut se contenter d’être uniquement l’interprète de la musique occidentale ; pour cette raison il complète son activité de musicien par la composition, écrivant dans un style qui plonge aux sources vives de ses origines, créant un nouveau monde sonore à la croisée des cultures.
Alain Rizoul, Guitariste
Lauréat de la Fondation Yehudi Menuhin en 1992, Alain Rizoul mène une carrière de concertiste soliste et chambriste, particulièrement au sein de l' ensemble Guitare A Piacere qu’il a fondé en 1993. Son objectif principal est de rendre à la guitare la place de choix qu'elle a déjà eue au cours de son histoire et d'imposer au monde musical actuel son répertoire et son raffinement extrême.
Passionné par toutes les recherches d’interprétation de l’époque baroque à nos jours, il joue sur des guitares de différentes factures, dont une copie d’instrument de 1810. Il attache cependant une attention toute particulière à la musique contemporaine. Ses rencontres avec des personnalités telles que Maurice Ohana (compositeur), Jean-Claude Pennetier (pianiste), Wieland Kuijken (violiste) et Robert Kohnen (clavecin, musique ancienne)… ont influencé son approche musicale. De même, a été marquante sa collaboration avec José-Luis Campana (compositeur) au sein de l’ARCEMA (Atelier de Recherche, de Création et Enseignement de la Musique Actuelle).
Titulaire du Certificat de Guitare, Alain Rizoul est également pédagogue et enseigne au Conservatoire à Rayonnement Régional de Rouen et au Conservatoire du XIVe arrondissemnt de Paris.
Alain Rizoul est invité régulièrement comme soliste dans divers festivals (Flâneries Musicales de Reims, festival cordes pincées de Picardie, de Tours, festival de hautbois de Paris…), participe à différentes programmations musicales (Moulin d’Andé, Péniche-opéra à Paris, Opéra de Rouen, Opéra de Téhéran, Festival de Casablanca, Auditorium des Halles…) et participe à des émissions de France-Musique (cabaret classique de Jean- François Zygel...).
Il joue également avec des ensembles instrumentaux (Ensemble « Carpe Diem », trio à cordes pincées, quatuor à cordes…), avec divers musiciens (harpe, hautbois, mandoline, violoncelle, piano, chant…). Il interprète avec orchestre les concerti de Villa-Lobos, Ohana, Chaynes, Brouwer, Tedesco...
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Discographie
Kouchyar Shahroudi
The smile of the rose - 1998
KOCH-DISCOVER INTERNATIONAL
Suite persane - 1991
Société T.A.R
Giuliani - 2002
ogam - Disques AGON
Sensation - 2005
Mandala - Harmonia Mundi
Heitor Villa-lobos - 2006
Mandala - Harmonia Mundi
Musique et poésie - 2000
Mandala - Harmonia Mundi
Persian flute players - 1997
Koch-Discover International
Normandie impressionnisme - 2010
Skarbo
Un havre de flûtes - 2004
Association Flût'Océane
Éclats - 1993
MCAS
Bolero and Other Ravel Favorites - 2010
Reader’s Digest
French masters - 2010
Reader’s Digest
Alain Rizoul
Guitare a Piacere - 1993
Mandala - Harmonia Mundi
Piazzolla...Musique et poésie - 2000
Mandala - Harmonia Mundi
Giuliani - 2002
ogam - Disques AGON
Le printemps de la mélodie - 2003
Maguelone
Silicon Music - 2005
Mandala - Harmonia Mundi
Heitor Villa-lobos - 2006
Mandala - Harmonia Mundi
Sensation - 2005
Mandala - Harmonia Mundi
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Liens